Le covid-19 et la globalisation, la Présidence, l’effort de sagesse et la liberté.

Nous appréhendons une curieuse séquence de vie, le confinement du plus grand nombre ne fait que souligner la vaillance de ceux qui sont face au front. Une certaine confusion sur un avenir à court terme brouille toutes prospectives. C’est dans cet esprit un peu atomisé que je vous livre mes doutes.
Le covid-19 s’invite partout, il ne connait pas de frontière, il n’a même pas de pays et il n’est même pas d’ici. Ce n’est pas ni sans son ni sans bruit, que le covid-19 s’invite. N’est-il pas le fruit direct de la mondialisation, il emprunte le même parcours. Et il pose de nouveau, le problème de la condition humaine qui fut abordée par des auteurs comme Zola, Malraux et Camus si actuels avec des morceaux choisis de la Peste (mais peut-être plus particulièrement avec l’Etranger).
La condition humaine n’est-elle pas le sens de la vie ? Voilà une épreuve qui convoque nos élites à la vie commune. En effet, ces derniers, dans l’aisance matérielle, si épargnés par les vicissitudes du quotidien, n’avaient pas compris les difficultés de certains, gilets jaunes ou pas. Pour les nantis, l’excès de revenus et de biens matériels pour une espérance de vie comptée était une équation difficile et ils envisageaient de la résoudre par la croyance, sinon d’une vie éternelle du moins d’une échéance de sa fin repoussée. N’avaient-ils pas aussi envisagé de choisir un autre confinement, plus cosmique celui de quitter la planète bleue pour une vie extraterrestre !
Le covid-19 s’emploie à mettre tout le monde sur les rails d’une voie qui n’est plus « dit-férrée ». Même l’exécutif est touché. Cependant, avec quelques différences et différentes classes ; la première, la deuxième et le retour de la troisième. Cette troisième essentielle, afin d’expliquer que la deuxième classe est comme la première à peu de chose près et donc que la classe moyenne bénéficie d’une situation quasi identique aux premières classes. La méthode est éprouvée, validée et bientôt renouvelée. Au demeurant, notre gouvernement nous prépare à l’après confinement avec la promesse du paiement des échéances différées par le retour du remboursement de la dette, retour de cette priorité ayant pour conséquence un autre confinement : celui de notre portefeuille.
Nous connaissons la forme : qui possède les mots, possède l’esprit des gens auxquels les mots sont destinés. Notre Président n’installerait-il pas une sorte de vide ? Ce vide n’est-il en rien le néant ? Ce vide garde la mémoire de ses passages successifs à la banque Rothschild et de ses attaches avec les possédants. Mais il reste hors sol, et face au réel il s’efface. Aux questionnements et à la résistance de ses contradicteurs, il impose la force, l’ordre. Et très curieusement, alors qu’il s’ouvre une voie jupitérienne, peu d’oppositions existe vraiment, hormis celle de Marine. Ne serait-elle pas soigneusement entretenue ? Donc le vide appellerait le vide !
La confusion est grande entre la personne privée et la fonction publique. Un roi incarne. Et un représentant représente, sur un temps donné, s’il respecte sa profession de foi sur laquelle il a été élu. Ainsi Le Président De Gaulle, qui avait fait la constitution de 58 à sa main, avait annoncé qu’il ne représenterait plus sa fonction de Président s’il était désavoué au référendum du 27 avril 1969. Et il démissionna le lendemain midi ! La personne n’est pas sacrée, c’est la fonction qui l’est. Mettre sa personne à la place de la fonction c’est désacraliser la fonction. Ou alors nous tournons le dos à la Démocratie. Notre devoir à court terme, c’est de tourner le dos au travail.
Après les attentats terroristes et maintenant la pandémie du covid-19, un cercle vicieux s’installe et un désir de sécurité pourrait paraitre comme une demande sociale. L’urgence de la pandémie nous impose le confinement, seule posture connue et raisonnable (au sens de la raison). Mais nous devons être vigilants afin de conserver nos libertés. Car la demande de sécurité pourrait être de plus en plus forte. Après cette subite épidémie, quand nous retrouverons une certaine quiétude et stabilité, toutes les mesures d’exception devront être retirées. Les décisions approuvées dans l’urgence par le gouvernement pour face front à cette « guerre » pour des raisons d’hygiène et de sécurité avec le concours des militaires ne peuvent se concevoir que comme mesures d’exception, donc bornées dans le temps. Notre République Démocratique garantit nos libertés, si cette assurance constitutionnelle n’est plus, un autre virus pourrait contaminer l’espace politique.

Alexandre PICHOT Président de l’Ufal-Toulon

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