Démocratie, existes-tu ?

Notre système démocratique est remis en question, la succession d’abus par la classe dirigeante, de l’Etat (F de Rugy) au privé (Carlos Ghosn) pour les affaires les plus récentes, interpelle. Nous commémorons pour conserver la conscience de la nation et l’histoire se confond souvent avec la commémoration. Mais la commémoration n’est pas l’histoire !

La non-dictature aussi n’est pas la démocratie. La Démocratie c’est bien plus encore !

Aristote nous informe que la démocratie est le régime des pauvres.

Une Démocratie réclame un arsenal juridique au service du citoyen.

Le modèle d’hier ne fait plus société. Le modèle mondialisé rythme la vie d’un monde profondément inégalitaire.

Alors, comment faire société, quand les valeurs de travail fondent notre société et que paradoxalement l’emploi se raréfie et le temps de la vie active se rallonge ?

Des considérations « moralisantes » de la part de nos dirigeants volent au secours d’un choix de société économique qui n’a plus de volonté politique, laissant la place au plus fort pour le plus fort.

Quelle est donc cette communauté de destin démocratique où côte à côte les uns végètent et les autres vivent dans l’opulence. Voilà, avec le Ministre de l’Ecologie la 11ème démission du gouvernement depuis le début du quinquennat.

Et au-delà de l’hexagone, une Europe ni sociale, ni humaine mais marchande et prête aux traités qui affaiblissent la souveraineté des Etats. L’individu est valorisé à l’encontre du collectif, et ce collectif est l’esprit démocratique. Ces procédés fabriquent de l’anti-démocratie et fabriquent des castes.

“La liberté d’informer et le droit de vote sont les facettes d’une même pièce en démocratie”, écrivait Victor Hugo en septembre 1848. Si vous n’avez pas l’une et l’autre cela revient à voter avec un bandeau sur les yeux et des boules Quiès aux oreilles. Mais vous pourrez toujours crier au contraire des singes de la sagesse.

Après le mouvement des gilets jaunes, les titres des éditoriaux annonçaient « de société ouverte et de société en repli », ne serait-il pas plus juste d’écrire « les mieux armés et les plus exposés » ! Si les élites doivent être valorisées, en retour, leur réponse ne doit pas être le mépris ou le déni pour le reste de la population.

La démocratie est la gestion du conflit, il serait terrible que nos gouvernants le suscitent.

Alors, quelle est la période où les pauvres ont dirigé le régime ?

Sans doute pendant un peu plus de deux mois, la Commune de Paris, qui était circonscrite sur un périmètre bien défini, sera l’exception qui conforte la constatation que la Démocratie n’a peut-être jamais existé !

PICHOT Alexandre Président de l’Ufal Toulon.

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