l’hétérotopologie n’est pas le lieu de la laïcité

La République a été atteinte dans son cœur même : l’école publique laïque. Un enseignant d’histoire-géographie a été décapité pour avoir illustré un cours sur la liberté d’expression en présentant aux élèves des caricatures publiées dans le journal Charlie Hebdo, la liberté d’expression comprend le droit de caricaturer un prophète.

Il est aussi du devoir des citoyens de France de contribuer avec force et vigueur à l’unité nationale qui doit faire face à l’islamo-fascisme. L’institution, pendant des années, a fermé les yeux ; même après les attentats de 2015, elle a continué à entretenir la culture du « pas de vagues ». L’islamisme politique, remettant en permanence en cause la République laïque veut imposer un obscurantisme liberticide et meurtrier. Le « livret Laïcité » ministériel lancé sous la période de Mme Valaud-Belkacem en 2016 refusait d’établir une hiérarchie entre savoir scientifique et croyances religieuses. Le ministère ne trouve rien à redire quand les activités scolaires menées à l’extérieur sont accompagnées par des bénévoles portant des signes religieux ostensibles. L’école est le creuset de la République, c’est un des piliers du projet émancipateur que porte la République Française. 

Ne plus parler de ce qui fâche, et c’est l’obscurantisme qui gagne.

L’école ne doit pas céder aux pressions communautaristes ; là, décider qui mange quoi, et ailleurs réviser l’enseignement des sciences. 

En refusant de publier les caricatures danoises de Mahomet, les rédactions avaient fait de Charlie une cible ; en décourageant les professeurs de montrer ces caricatures à leurs élèves, le ministère, mais aussi certains syndicats, comme certaines associations œcuméniques agréées auprès du ministère de l’enseignement transformeraient en cibles ceux qui, comme Samuel Paty, oseront encore le faire. 

Le débat démocratique doit trouver une réponse républicaine, claire et ferme de l’ensemble de la Nation. Un dessin est l’expression de notre liberté à tous, qu’on l’apprécie ou pas, un dessin ne tue pas, ce sont les assassins qui assassinent. 

Seule loi qui prévaut en France est la loi républicaine. Ses principes fondamentaux sont aujourd’hui ignorés par une partie de la jeunesse. La République nous libère de toute tutelle et nous pouvons nous autoriser à être libres et non condamnés ou soumis à une liberté sous contrôle. Quelle méthode, quel support devons nous associer pour faire comprendre la liberté de conscience, sinon par le truchement d’un enseignement laïque.

Cet assassinat montre en outre la porosité entre le communautarisme du quotidien, les parents d’élèves « choqués » et l’islamisme radical sous sa forme la plus violente. C’est un militant d’une organisation « humanitaire » islamique, qui a lancé la cabale menée contre Samuel Paty, provoquant le sinistre passage à l’acte d’un terroriste. 

Et de citer Victor Hugo : « Quel est le grand péril de la situation actuelle ? L’ignorance… C’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent de l’esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau confus des multitudes ».

L’islam politique nuit gravement aux musulmans en premier lieu et son obscurantisme barbare nuit à tous les autres citoyens.

M. PICHOT Alexandre – Président de l’Ufal-Toulon

Illustrations choisies par Christophe HASER – secrétaire de l’UFAL Toulon